La théorie des cordes offre une représentation du monde où l’espace-temps ne suit pas un seul fil, mais se tisse dans une trame aux dimensions différées, variables, irréelles. Ces dimensions s’étendent, jusqu’à rejoindre l’infini. Il n’existe pas une corde vibratoire d’énergie mais des milliers de cordes, entremêlées, qui créent la direction. Elles forment une mesure façonnée par l’évolution de l’humain.
Aucun être vivant n’est plus désordonné qu’un humain dans sa prétention. Il crée le feu, et rémunère sa propre présence. C’est ce que l’on nomme l’anthropocentrisme.
L’humain évolue dans un chaos désorganisé, mais mouvant, toujours en mutation. Les cordes vibratoires ne sont pas de simples notions abstraites : elles captent et transmettent des informations sur chaque individu. La matière elle-même porte la mémoire d’histoires entremêlées. Une énergie contient des monuments autrement dit, des archives vivantes, des empreintes inscrites dans le tissu même du réel.
La théorie des cordes devient alors un cadre théorique sous-jacent, ancré dans la matière noire, qui façonne et recompose notre rapport à la vie. Chaque particule, fournit un moyen d’exister l’oxygène de l’air, la liberté des bronches.
Notre constitution biologique ne permet pas un environnement hostile pour la mémoire , génération des cellules ralenties. Là où la pression est trop intense ou les températures extrêmes, la vie humaine ne peut s’ancrer. Et pourtant, c’est de cette tension que naît un équilibre, qui soutient les mémoires transgénérationnelles.
Entre chaos et mystère, il faut une ponctuation. Le feu aide à l’élévation, la lumière a s’éteindre.
Les cordes représentent un idéal humain : rendre tangible un parcours dans un circuit d’intelligence, de compréhension de l’homme. L’univers est unidimensionnelle, déploie ses cordes comme des artères invisibles. Elles se déplacent sous l’effet d’un étau noir, connu sous le nom du vide, cette profondeur silencieuse d’un anneau inversé.
Tout, en nous, est inscrit dans cette théorie. Le corps, la mémoire, la conscience fonctionnent selon une superposition d’états, comme un calcul quantique. Nous levons les yeux vers les étoiles, et ce que nous cherchons au-delà, c’est peut-être ce qui vibre déjà en nous.